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Ça tourne à la fonderie Bollée !

Publié le 2 novembre 2016 par Sophie DIEULOUARD
Fonte des cloches du temple de Pfullendorf, le 1er octobre 2016 © Lucas Dal Cortivo Fonte des cloches du temple de Pfullendorf, le 1er octobre 2016

Le temple protestant de la ville jumelle de Pfullendorf a commandé deux cloches à la fonderie Bollée. Aujourd’hui achevées, elles sonneront prochainement Outre-Rhin. À la demande de la ville, dans le cadre du jumelage avec Pfullendorf, Lucas Dal Cortivo, réalisateur, a fi lmé leur conception de bout en bout pour un court documentaire mettant en lumière ce fl euron du patrimoine abraysien.

Le 30 septembre dernier, une délégation composée d’une cinquantaine de Pfullendorfois arrivait à l’occasion de l’étape phare de la réalisation des cloches : la fonte. Le lendemain, 1er octobre, tous assistaient à l’événement dans ce lieu empreint d’histoire qu’est la fonderie Bollée. Lucas Dal Cortivo, présent lors des différentes étapes de fabrication dans le cadre de la réalisation de son film, témoigne.

 

Un savoir-faire et une ambiance propices à la réalisation d’un film

« L’espace temps est différent, nous sommes plongés dans un atelier qui a peu bougé depuis sa création, en 1830. Il y a une histoire bien présente, qu’il faut essayer de capter », introduit Lucas, avant de continuer, « les artisans travaillent avec les outils d’époque. La fonderie utilise des techniques d’avant la mécanisation, il y a donc beaucoup d’étapes manuelles, ce qui rend les choses esthétiquement intéressantes. Le travail des mains se met facilement en boîte ! La lumière a aussi joué un rôle important avec la poussière, la fumée, le soleil, les baies vitrées… tout cela joue sur l’esthétique du film ! »

 

Un rapport de confiance en coulisses

Le film a nécessité, en plus du tournage, un moment passé avec les maîtres-saintiers sur leur pratique professionnelle. Plusieurs jours en immersion ont été nécessaires afin d’instaurer une relation entre le travail du documentariste et le leur : « Il faut un vrai échange entre le réalisateur et les personnes filmées, afin de pouvoir capter les nuances », de pouvoir saisir le geste intéressant, et ainsi de pouvoir anticiper les prises de vue opportunes et cohérentes.

Finalement, « le bon moment se fabrique à plusieurs », et une fois la confiance mutuelle installée, « on oublie vite la caméra ! »

 

Une technique spécifique utilisée lors de la coulée

Le jour de la coulée, de nombreuses personnes étaient attendues. Il allait être donc compliqué de rendre l’action visible de tous. Une caméra fixe reliée à un écran a donc été installée, afin de pouvoir retransmettre en direct les moindres étincelles de ce moment. Pendant ce temps, Lucas continuait de tourner. Les deux prises de vues ont servi pour le fi lm et ont permis différents angles de vue.

 

 

 

 

Réalisation, Image et Son : Lucas Dal Cortivo, Tristan Dobersecq et Factum
Durée : 10 minutes et 15 secondes

Disponible en version allemande

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