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Ambert : "une bonne usine" pour ses salariés

Publié le 10 mai 2011 par Sylvain BRIENT
Une crèche était à disposition des ouvriers dans l'usine. © DR, collection particulière Une crèche était à disposition des ouvriers dans l'usine.

Les usines d'Ambert offrirent très tôt de nombreux services et avantages à leurs salariés. Petit tour d'horizon des prestations proposées par l'entreprise.

Dès 1925, une crèche et un jardin d’enfants dans l’usine.

Dès la fin de leur congé de maternité, les jeunes mamans reprenaient leur travail et pouvaient déposer leur nourrisson à la crèche. Elles bénéficiaient de temps de pause pour aller allaiter leur bébé sur place. Par ailleurs, ces mamans quittaient leur poste de travail quelques minutes avant les autres le soir ; elles pouvaient ainsi récupérer leur progéniture à la crèche ou au jardin d’enfants et sortir du site avant les embouteillages occasionnés par la sortie des ateliers. Un retraité rencontré récemment se souvient de ses journées passées au jardin d’enfants. Il dit avoir encore en tête la sonnerie de la pointeuse de l’usine ; en effet, sa maman pointait à son arrivée et le conduisait ensuite au jardin d’enfants.

Une bonne école d’apprentissage

Les jeunes pouvaient y entrer à 14 ans pour une formation de trois années ; ils en ressortaient avec deux CAP (tourneur, fraiseur, ou ajusteur) ; ils étaient tous embauchés par les usines mais avaient un engagement avec celles-ci pour une ou deux années. Créée dans les années 40, cette école d’apprentissage ferma ses portes en 1954, quand l’Education Nationale ouvrit les établissements d’enseignement professionnel.
Les cours théoriques étaient donnés dans des salles de cours sur le site des usines, mais ne dispensaient pas les apprentis des Cours Professionnels ; quant à la pratique, elle se faisait dans un atelier.
A chaque rentrée, quinze jeunes, sélectionnés avec beaucoup de sérieux, intégraient l’école d’apprentissage. Ainsi, quarante-cinq apprentis se trouvaient continuellement en formation, toutes promotions confondues. La réussite aux examens : 100%. Les relevés de notes étaient transmis tous les trois mois : blâme ou renvoi, en fonction de la moyenne générale, pour les apprentis ayant obtenu une moyenne inférieure à 12.

Des colonies de vacances et des sorties pour les jeunes

Les jeunes gens étaient pris en charge toute l’année. Ils passaient leur mois de vacances dans des camps, sous tente, à la mer (à Saint-Georges de Didonne près de Royan) ou à la montagne (Vallon de Rancurel dans le massif du Vercors ).

Dès 1974/1975, les enfants de 12/13 ans pouvaient bénéficier d’un séjour d’une semaine aux sports d’hiver. Transport en bus, aller et retour, pension complète, ski, tout était offert. Il fallait juste avoir l’équipement vestimentaire. Mais les organisateurs constatèrent rapidement que les adolescents n’avaient pas toujours des vêtements suffisamment chauds et imperméables ; la direction consentit alors à acheter une première fois 20 anoraks tous semblables, et l’année suivante une seconde série de vingt également. Ainsi, les apprentis skieurs étaient tous vêtus de la même couleur et facilement repérables pour les encadrants. Des sorties d’une journée étaient réservées aux plus jeunes, de 10/11 ans (Visite de châteaux, jardins……).

 

Fêtes de fin d’année : repas de fête pour les salariés et cadeaux pour les enfants du personnel

Un arbre de Noël était organisé jusqu’en 1966 environ, puis ensuite enfants et parents choisissaient les jouets sur un catalogue, d’après une sélection proposée par tranches d’âges. Peu avant Noël, un repas de fête était servi le midi au personnel, au réfectoire ; la cuisine était faite sur place. Même ceux qui ne déjeunaient jamais à la cantine, y aller ce jour là ! Il était dur de travailler l’après-midi après ce délicieux repas bien arrosé.

Médecin, infirmières et assistantes sociales

Un médecin, le docteur ALLAIN était à disposition des salariés et de leur famille, un jour par semaine à l’usine. Le cabinet médical était équipé du matériel de radiologie, et deux infirmières travaillaient également sur le site. Des assistantes sociales tenaient des permanences pour aider les familles en difficulté. Et bien d’autres avantages !
Mutuelle pour les familles, achats groupés, médailles du travail, plaquettes professionnelles, transports, logements, bibliothèque, vente de tickets de cinéma à prix réduit, participation aux bons vacances, etc...

© Comité des Sages de Saint-Jean de Braye - groupe Histoire locale - 2011

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