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L’empreinte des usines d’Ambert dans le bâti de notre ville

Publié le 8 mars 2011 par Sylvain BRIENT
Bâtie dans les années 30, la Cité Saint Loup était la propriété de la CGE (Compagnie Générale d’Electricité). © Comité des sages de Saint-Jean de Braye Bâtie dans les années 30 et réhabilitée depuis, la Cité Saint Loup était la propriété de la CGE (Compagnie Générale d’Electricité). Elle y logeait ses employés.

Les usines d’Ambert ont marqué le paysage urbain de notre ville et en particulier celui du quartier Saint Loup dans lequel subsistent de nombreuses habitations, autrefois occupées par des membres du personnel des « Usines d’Ambert ».

L’entreprise a constamment cherché à contribuer au bien être de ses cadres et ouvriers en proposant entre autre des solutions innovantes à leur logement : soit très prêt de l’usine comme en témoignent encore les pavillons de l’impasse Electra ou certains de la rue d’Ambert, soit dans des immeubles collectifs tels ceux de la cité Saint Loup ou celui de la Griffonnerie. Ces logements disposaient très souvent de jardins pour les familles.

Quant aux célibataires, ils étaient jadis logés dans trois bâtiments appelés « logements des célibataires ». Situés sur le site des usines, là où se construit actuellement le centre de maintenance du tram, ils furent démolis par la suite.

Les habitations de l’Impasse Electra proposent des pavillons de trois types différents très caractéristiques. Il sont tous jumeaux et chacun portait un nom tels Les Platanes, Le Chalet , Les Glycines, Le Cottage, le Nid, la Marmotte, Le Logis, Le Bungalow, Flore et Caprice ; Certaines plaques de céramique sont encore en place sur leurs façades.

 

Autre bel exemple de l’habitat ouvrier du début de ce siècle, la Cité Saint Loup qui était la propriété de la CGE (Compagnie Générale d’Electricité) bâtie dans les années 30, elle logeait les salariés de l’usine. Lors de la restauration de la cité à partir de 1995, un véritable travail de restructuration de l’ensemble, respectueux du bâti ancien, a été entrepris par la ville et l’O.P.A.C. du Loiret. Au sud, un bâtiment a été supprimé afin d’ouvrir plus largement vers le faubourg de Bourgogne et la Loire, par contre un autre a été créé au Nord, dans le même esprit que les précédents. La cité St Loup compte aujourd’hui 48 appartements.

 

L’immeuble de la Griffonnerie a également été réalisé par la CGE pour loger ses ouvriers. Certains d’entre eux ont eu la possibilité par la suite de devenir propriétaires de leur maison ou de leur appartement.

Les villas du 08 avenue Charles Péguy donnent sur la Loire et sont blotties derrière le groupe Malakoff - Médéric. Elles ont été construites en 1949 pour loger les cadres de l’entreprise. Lors de leur mise en vente en 2000, ALSTHOM propriétaire et la Cie Générale Foncière gestionnaire imposaient une vente en un seul lot. Les locataires en place ont alors eu l’idée originale de constituer une association pour acheter les dix villas afin de les rétrocéder ensuite aux occupants. Cette formule d’accès à la propriété a créé des liens amicaux entre les résidents apportant beaucoup de convivialité dans cet îlot. Les usines d’Ambert offraient de nombreuses solutions à leur personnel, cadres ou ouvriers pour se loger avec leur famille.

© Comité des Sages de Saint-Jean de Braye - groupe Histoire locale - 2011

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