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Les personnages illustres de Saint-Jean de Braye

Publié le 5 novembre 2009
Le sculpteur Henri Gaudier-Brezska © DR Le sculpteur Henri Gaudier-Brezska

De Henri Gaudier-Brzeska à Louis Gallouëdec, en passant par Albert Guyot ou même Jeanne d'Arc, découvrez les personnages qui ont marqué l'histoire de Saint-Jean de Braye.

Saint-Loup

Né en 573 de noble famille, au Château sis sur la colline près de la Loire.
Après des études auprès de ses oncles, Evêques d’Orléans et d’Auxerre, en 609, il deviendra Evêque de Sens où il va mourir en 623.
Au château, ses ancêtres vont édifier une chapelle pour y déposer les reliques du Saint Homme. Elles attirent de nombreux pèlerins. Des religieuses Bénédictines établiront un monastère qui prendra le nom de Saint-Loup. Il deviendra ensuite une abbaye royale. Par extension le quartier prendra le nom de Saint-Loup. Situé à la bifurcation de deux voies gallo-romaines, ce quartier ne fera que prospérer.

 

Jeanne d'Arc

Venue de Lorraine pour s’entretenir auprès du « Roi de Bourges », elle sera nommée chef de l’armée pour bouter hors de France les anglais qui ont investi indûment le royaume de France et le duché d’Orléans alors que le Duc Charles d’Orléans a été fait prisonnier en Octobre 1415 à la bataille d’Azincourt. A son retour de Chinon, elle franchit la Loire en vis à vis de Chécy, se repose au Château de Reuilly. Le 29 Avril 1429, elle traverse Saint-Jean de Braye. Elle se serait arrêtée dit-on à la Fosse Belaude avant d’entrer à Orléans vers 8 H00 du soir où l’accueille une foule impatiente.
Le 4 Mai Jeanne d’Arc avec ses compagnons d’armes,La Hire, Xaintrailles, Dunois et ses troupes reprendront la Bastille Saint-Loup que les Anglais avaient fortifiée dès le mois d’Octobre 1428.

Marie de Miramion

Née en 1639 Bonneau de Rubelle, fille d’un riche marchand d’Orléans, elle est orpheline à neuf ans. Elle est éduquée par son oncle, le vertueux Mr. de Choisy.
Mariée à 15 ans à Jean-Jacques de Miramion, lui même issu d’une grande famille de l’orléanais. Elle est veuve six mois plus tard. Toute sa vie, elle en sera meurtrie. Après son veuvage, elle habitera dans l’hôtel particulier de son oncle, rue du Temple à Paris.
En son temps, elle sera célèbre par ses actes de charité, de dévouement auprès des enfants pauvres et orphelins. Elle sera coadjutrice auprès de l’Abbé Vincent de Paul. Elle crée la Maison de la Sainte Enfance où sont accueillis pendant la Fronde, les enfants trouvés. Marie de Miramion meurt en mars 1696. Son amie, Mme de Sévigné, écrira « cette mère de l’Eglise sera une perte publique "

Jacques-Eugène d'Allonville

Il est né en 1671 d’une puissante famille possédant la Seigneurie de Louville la Chenard. Le Chevalier de Louville prit part à l’éducation du Duc d’Anjou. Il est nommé membre de l’Académie des Sciences en 1714. Il s’installe au Carré en 1717 où il fit construire un observatoire qui lui permit d’étudier les astres. Il fera paraître des écrits concernant ses découvertes astronomiques.
En 1732, il meurt à Saint-Jean de Braye.

Athanase Merault de Bizy

Né à Paris le 8 Mai 1744 d’une riche famille lyonnaise. Il devient prêtre oratorien en 1760. A 25 ans en 1769, il sera Supérieur de la Maison de l’Institut à l’Oratoire de Paris. Il se Réfugie à Orléans en 1793. Dénoncé, il sera incarcéré au printemps 1794. Libre en 1796, il doit se cacher en tant que Prêtre réfractaire, à Loury et à Saint-Jean de Braye dans les greniers du château de Mondésir et au Grand Carré où la nuit, il célébrait la messe et administrait la Communion aux fidèles. Après la Révolution, il devient Chanoine honoraire et Archidiacre de Gien en 1802, Supérieur des Carmélites en 1804, Vicaire Général et Archidiacre de Pithiviers en 1805, Chanoine en 1806, Doyen du Chapitre en 1814, et Grand Archidiacre en 1827.
De 1805 à 1824, il restaure le grand Séminaire d’Orléans et se consacre à la formation des Clercs. Par trois fois, il gouverne le diocèse vacant lors des décès des Evêques, Mgr. Bernier en 1806, Mgr. Rousseau en 1810 et Mgr de Varicourt en 1822. Sa fortune personnelle considérable lui permet d’acheter trois maisons de campagne pour le séminaire, dont deux à Saint-Jean de Braye, la Pomme de Pin et les Tamaris. Il en fait don à la paroisse à condition d’y installer une école pour les filles. Durant plusieurs années, les religieuses de la Charité de Bourges feront la classe aux Tamaris.
Surnommé le père du Clergé Orléanais, il décède le 13 Juin 1835 dans la maison de R. Joseph Pothier, le Jurisconsulte ayant participé aux travaux préparatifs du Code civil.

Julien Deslauriers

Organiste, il fut le premier directeur de la Société Musicale de Saint-Jean de Braye de 1859 jusqu’à son décès en 1888.
A l’origine, l’idée était de réunir quelques amateurs de musique, afin de rehausser les célébrations et fêtes liturgiques. La vingtaine de musiciens volontaires vont créer en 1859, la première Société Musicale. Sur l’air de la Reine Hortense, ils vont s’essayer harmonieusement. Depuis ils ne comptent plus les lauriers glanés lors de nombreux concours. Arts Musique Loisirs a pris la suite des anciens, et continue de leur talent à honorer la musique.

Louis Gallouëdec

Né en 1864 à Morlaix d’une famille nombreuse et modeste. Bon élève, il suit des études au Lycée de Laval, puis au Lycée Rollin à Paris, et entre à l’école normale en 1885. Il fut reçu à l’agrégation d’histoire et géographie. Il est nommé professeur d’histoire à Orléans, en 1888, puis à Paris en 1901 au Lycée Charlemagne. Il enseignera durant 13 ans. Plusieurs de ses élèves Orléanais ont atteint la notoriété tels les écrivains Charles Péguy ou Fernand Maurette. Ce dernier deviendra son collaborateur en publiant ensemble des nombreux manuels scolaires de géographie, un atlas et un ouvrage sur la Loire.
Louis Gallouëdec se marie en Avril 1890 à Saint-Jean de Braye où sa belle famille possédait une demeure. En 1921, la Motte Fresnaie devient sa résidence principale. L’affaire Dreyfus l’amène à la politique. En 1904, il est élu Conseiller Municipal à Saint-Jean de Braye, et Maire en Mai 1912 jusqu’à son décès en Janvier 1937. L’électrification des rues, l’aménagement d’une école mixte, la construction d’une école de garçons à la Pomme de Pin, du Cimetière rue Jeanne d’Arc, et la salle des fêtes se feront sous sa mandature.

Louis Brouard

Né à Saint-Jean de Braye le 5 Septembre 1881 d’une famille de souche Abraysienne. Son père, Paul, vigneron au Clos Périeu, fut Maire de la commune de Mai 1904 à Mai 1908. Son grand-père, Désiré a été nommé Maire en 1848, et son arrière grand-père, Joseph était adjoint au Maire de 1840 à 1846.
Louis, très jeune est frappé par la maladie. Pendant dix ans, il supporte sa compagne qu’est la souffrance en se consacrant à l’écriture. Son premier roman écrit en 1901 s’intitule « Pierre de Rochedure ». En 1907, il publie « Sous le Pressoir » œuvre relatant des scènes champêtres abraysiennes et la description du Val de Loire tant aimé. En 1905, il sort un livre d’art « Un Coin de Provence » et deux opuscules, en 1907 « Petit catéchisme social du Démocrate » et une brochure « De la République » passion de vérité et de justice. Sous le soleil hivernal de Hyères, il écrit en 1908, son troisième et dernier roman « Victimes et Martyrs » retraçant la période sociale de l’époque à Orléans. Emporté par des souffrances de phtisie, il meurt à l’ombre du vieux clocher au Bourg de Saint-Jean de Braye le soir du 30 Août 1908.

Paul Archambault

Né le 8 Avril 1883 à Orléans d’une famille chrétienne et démocrate, sévère et sérieuse comme aimait à le dire Charles Péguy, compatriote et de dix ans son aîné. Paul Archambault écrit « au Sillon » le 10 Mai 1906 un article sur la situation des domestiques « une institution surannée ». En 1911, il enseigne la Philosophie au collège Sainte-Croix de Neuilly. Se sera l’occasion de publier entre 1910 et 1914, pour les élèves de l’enseignement secondaire, une série d’ouvrages consacrés aux grands philosophes, Montesquieu, Boutroux, Leibniz, Hegel Pascal et Guyau.
Un de ses nombreux élèves, Henri de Montherlant, sera académicien.
Un essai écrit en 1913 sur l’individualisme reçoit le prix Montyon et sera couronné par l’académie française.
Pendant la première guerre, comme Officier de Réserve dans l’infanterie, il sera Commandant de compagnie, blessé et plusieurs fois cité. Il sera démobilisé comme Capitaine avec la Légion d’honneur. Paul Archambault parmi ses divers ouvrages, a publié un livre sur Charles Péguy mort pendant la bataille de la Marne le 5/9/1914 « Image d’une vie héroïque ». La paix revenue, il va reprendre son travail de fonctionnaire au Pavillon de Flore, tout en continuant à publier 50 cahiers jusqu’en 1950.

A la retraite, avec son épouse également écrivain, ils s’installeront dans la propriété familiale au Castel, où ils aimaient tant se ressourcer dans un parc propice au calme et à la réflexion.
Toujours actif, il participe à des conférences sur la famille et sur les problèmes sociaux. Son dernier livre paru en 1950 « La Famille, œuvre d’Amour » sera salué par la critique littéraire. Alors qu’il parlait des problèmes de réformes scolaires, il meurt subitement à la tribune des Journées Familiales à Versailles le 22 Novembre 1950. Le Philosophe démocrate repose désormais au cimetière du Bourg.

Albert Guyot

Abraysien né à Noël 1881 d’une famille de serruriers. Très jeune il se passionne pour la mécanique lors de ses vacances passées dans l’atelier de son oncle à Vomimbert,. Ce féru d’automobile remporte en1908 à Dieppe, sur une Delage le Grand Prix des voiturettes de l’Automobile Club de France à la moyenne de plus de 80 km/heure.
Puis il se passionne aussi pour l’aviation. Avec Louis Blériot, il vole en Juin 1909 à Issy les Moulineaux. Il achève un Blériot XI pour effectuer en Septembre son premier vol en solitaire. Confiant en ses capacités, il part en Russie afin d’y donner une série d’exhibitions. Il les réalise à Saint-Pétersbourg devant une foule enthousiaste. Il s’élève à nouveau dans les airs malgré la neige et le vent violent Il recommence à Moscou dans des conditions climatiques glaciales (-19°) où il enchante les spectateurs. A l’issue de ses démonstrations, il rentre en France avec l’espoir de reproduire ses prouesses.

Entre-temps, il créée en Novembre 1910 la Société Française d’Automobiles et d’Aviation. Il participe victorieusement à diverses courses en France et aux Etats Unies. A Indianapolis, il sera 3ème sur une Delage.
En 1920, il remporte le cours de Corse. Il construit une voiture de course la « Guyot Spéciale » dont la carrière sera éphémère. Installé à Levallois Perret, il consacre sa vie à la construction automobile. Il meurt en Mai 1947 à Neuilly sur Seine. Il repose dans le caveau familial à Saint-Jean de Braye.

Henri Gaudier-Brzeska

en 1891 d’une famille d’un menuisier Abraysien. A 15 ans, il part en Grande Bretagne pour étudier les méthodes du métier. Après quelques temps au Merchant Venture’s College, il part en Allemagne à Nuremberg et en Bavière. En 1910 à Paris, il rencontre Sophie Brzeska, de vingt ans son aînée, polonaise, écrivain.
A Saint-Jean de Braye, le couple n’est pas bien accepté. Ils partent ensemble vivre à Londres. Henri développe un art novateur, varié de dessins, d’estampes et de sculptures. Ils vivent dans la misère. Seul le critique Haldane Macfall le sortira de l’ombre et l’introduira dans un cénacle influent. Ses dessins sont publiés. C’est le début de la reconnaissance du jeune artiste.
Le 3 Août 1914, éclate la première guerre mondiale. H. Gaudier ne veut pas prendre les armes pour participer à la défense du pays. Mais la ville de Reims a été bombardée. Il en est meurtri. Il débarque au Havre, se fait incorporer au 129ième régiment d’Infanterie. Le 4 Octobre, jour de ses 23 ans, il écrit à ses parents en retraçant l’enfer du front. Sous les ordres du Général Balfourier, les hommes doivent défendre Neuville Saint-Vaast. Le 5 Juin 1915 vers 14h, le Sergent Gaudier, à la tête de sa section, tombe frappé d’une balle. En 1982, la Maison natale a été acquise par la Mairie pour les Artistes Abraysiens.

Norbert Dufourcq

Abraysien né le 21 septembre 1904, à Charbonnière. Il est très vite attiré par la musique et en fait son métier. Ce grand musicologue, est archiviste-paléographe en 1928, et Docteur ès lettres en 1935. Il est organiste à Saint-Merry, secrétaire co-fondateur des Amis des Orgues en 1926. En 1941, il enseigne comme professeur au Conservatoire de Paris, et afin d’augmenter le savoir de ses élèves, réalise des ouvrages tels que : Esquisse d’une histoire de l’Orgue en France en 1935, la très curieuse histoire d’un Orgue bigourdan en 38, l’Orgue et le Clavecin en 1948.
Norbert Dufourcq assure des éditions scientifiques des livres d’Orgue de Couperin en 1963, de Grigny en 53, de Titelouze en 65. Il a également republié ceux de Clérambault, de F. d’Acquin et de Raison respectivement en 1954, 55 et 64.
Il dirige des revues d’Orgues, Orgue en Liturgie, les grandes Heures de l’Orgue, Recherches sur la Musique classique française. Puis il dirige des ouvrages conséquents tels que :
- Le dictionnaire de la musique des origines à nos jours en 1946.
- Le Larousse de la musique en 2 volumes (1957), avec F. Raugel et A. Machabey.
- La musique, les Hommes, les instruments, les œuvres en 2 volumes (1965).
- Petite histoire de la musique, chez Larousse, que tous musiciens possèdent.
- Jean Sébastien Bach, (œuvre couronnée par l’Académie des Beaux-Arts).
Et bien d’autres ouvrages en 1970, tel que celui de la Musique de cour de Louis XIV et Louis XV, d’après les mémoires de Sourches et de Luynes. Ce musicologue renommé décède à Neuilly/Seine en 1990.

© Groupe Histoire Locale du Comité des Sages de Saint-Jean de Braye (2009).

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