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La processionnaire de A à Z

Publié le 20 avril 2009 par Sylvain BRIENT
La chenille de tête d'une procession © Ville de Saint-Jean de Braye Des études ont montré que la chenille de tête est toujours une femelle. Ces dernières semblent dotées d'un meilleur sens de l'orientation que les mâles.

Les plantes qu'elle habite, son cycle de vie, son mode de reproduction et les dégâts dont elle est responsable...Tout savoir sur la processionnaire du pin.

1/ Les plantes hôtes :

Cocon de processionnaire du pin
Cocon de processionnaire du pin dans un des pins du parc des Longues-Allées.

Ce types de ravageurs s’attaquent le plus fréquemment au Pin noir d’Autriche (Pinus nigra var. Austriaca »), au Pin laricio de Corse (Pinus nigra var.Laricio) et le Pin maritime (Pinus pinaster) .Par contre, ils s’attaquent de façon plus rares aux Pins sylvestres (Pinus sylvestris), aux Pins d’Alep (Pinus halepensis) , les cèdres (Cedrus atlantica et Cedrus libani) et occasionnellement sur les Douglas (Pseudotsuga douglasii) .

2/ Cycle de vie et biologie :

Ce ravageur apparaît sous sa forme adulte (papillon nocturne de 30 à 40 mm) pendant les mois de juin, juillet et août. Après fécondation de la femelle, celle-ci va pondre entre 80 et 300 œufs à la base des aiguilles (ponte en manchon sur une longueur de 5 cm) de la mi-juin à la mi-août. Un mois à un mois et demi plus tard, les jeunes chenilles vont apparaître et commencer leur travail de tissage (légers réseaux de soie).

Attention!

L’impact de ce parasite sur certaines composantes de nos patrimoines arborés est indéniable voir palpable certaines années. Par contre, il en est un plus méconnu du grand public celui sur la santé publique. En effet, les chenilles sont munies de poils urticants qui provoquent des réactions allergiques importantes voir graves chez les personnes sensibles (phénomènes de brûlures cutanées). Donc surtout, ne touchez jamais les processionnaires sans protections adéquates.

 

Elles vont se fixer définitivement vers le mois d’octobre en fabriquant le nid d’hiver (bourse soyeuse de couleur blanche à l’extrémité des branches des Pins) qui peut atteindre une taille de 20 à 30 cm.
A la fin de l’hiver voir au début du printemps, les chenilles quittent leur nid pour rechercher un biotope chaud, éclairé et un sol meuble pour s’enterrer. C’est à ce moment-là que l’on peut voir des processions de chenilles (chenilles à la queue leu leu) ce qui leur vaut le nom de « processionnaire ». Lorsque les chenilles sont au sol, elles vont s’enterrer pour confectionner leurs cocons. Ensuite, les larves se transforment en chrysalides qui donneront la génération d’adultes quelques mois plus tard (mi-juin). Par contre, certains individus resteront en diapause et ne feront leur apparition que l’année suivante (phénomène de diapause renforcée).

En terme de dynamique des populations, la Processionnaire du pin réalise une génération par an avec des pics de population tous les 5 à 7 ans.

3/ La reproduction :

Le phénomène de reproduction se déroule de la manière suivante ; la femelle va émettre une phéromone sexuelle à destination du mâle pour lui indiquer sa présence . A partir de ce là, l’accouplement peut avoir lieu (celui-ci se fera sur un support vertical).

Une phéromone est une substance de communication chimique produite et libérée par un organisme émetteur à destination d’un congénère. Son effet se traduit par une modification comportementale ou physiologique du récepteur.

 

4 / Les dégâts :

Branche de pin défoliée par une colonnie de processionnaires.
Branche de pin défoliée par une colonnie de processionnaires.

La processionnaire va avoir une action défoliatrice sur les pins puisque les chenilles à l’intérieur du nid et ensuite à leur sortie vont se nourrir des aiguilles de pins. Les dégâts observés seront tout d’abord locaux (à proximité du nid) puis vont s’étendre à l’ensemble du houppier. Dans certains cas, lorsque les chenilles sont abondantes, elles peuvent consommer la totalité des aiguilles de l’arbre.

 

Auteur:Jean-Pierre Orange, responsable des Espaces Verts de la ville de Saint-Jean de Braye.

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