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Secteur de la Bissonnerie, la réalité agricole

Publié le 10 mai 2013 par Sylvain BRIENT
Parcelles de terrains en jachère sur le secteur de la Bissonnerie. © Ville de Saint-Jean de Braye / R.Delimesle Parcelles de terrains en jachère sur le secteur de la Bissonnerie.

Benoist Bertheau est l’un des deux agriculteurs exploitant des parcelles sur le secteur de la Bissonnerie concerné par l’implantation du Village Oxylane. Implanté à Vennecy, il cultive environ 200ha de terres répartis sur six communes différentes.

Depuis combien de temps exploitez-vous ces terres ?

J’ai repris l’exploitation de mes parents qui sont maintenant retraités. Nous louons 25ha sur le secteur, c’est mon père qui les a repris il y a environ 25 ans, donc je les connais bien.

D’un point de vue agricole, comment définiriez-vous ces terrains ?

Pour vous donner une idée, sur les 25 hectares que nous louons, seuls deux ou trois hectares sont mis en culture cette année. Il ne s’agit pas de terres de très bonne qualité, je n’y sème généralement que de l’orge d’hiver ou du blé dur. Les sols sont hétérogènes, avec des zones sableuses, d’autres zones plutôt argileuses et des parcelles boisées. Le principal problème est qu’on se trouve sur un secteur humide, qui retient vraiment l’eau. Il y a quelques années avec mon père on y a enlisé un tracteur, il a fallu qu’on vienne avec quatre autres engins pour le sortir de là.

Comment voyez-vous ce projet d’implantation ?

Étant locataire, nous n’avons rien à y gagner mais nous ne nous y opposons pas. S’il s’agissait de bonnes terres, près de notre exploitation la situation serait différente. Au niveau de la profession et de la chambre d’agriculture, il n’y a pas d’opposition sur ce projet. En plus, on se trouve quand même dans un secteur déjà largement urbanisé, avec la tangentielle à proximité. On se rend bien compte que nous nous trouvons  dans l’agglomération orléanaise et que la multiplication des habitations, des clôtures, la circulation, forte à certains moment, ne nous permettent plus de travailler dans de bonnes conditions.

Certains aimerait le maintien de ces terres en zone agricole pour y installer par exemple du maraîchage. Votre avis ?

Franchement, la nature des sols ne s’y prête absolument pas.  A certaines périodes, comme je l’ai déjà dit, elles sont gorgées d’eau et ne peuvent porter un outil, même léger. Sur toute l’année, il serait impossible de maintenir une culture. En plus sur place, il n’y a aucun forage, pas de point d’irrigation. Cela nécessiterait la construction d’infrastructures coûteuses impossibles à financer pour un jeune agriculteur, sans être sûr d’avoir une production  correcte.

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