Seconde maison de retraite : l'exploitant se retire du projet
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Ville de Saint-Jean de Braye / S.Brient
La direction d’Hospitalor, association en charge de la construction et l’exploitation de la seconde maison de retraite a annoncé son intention de renoncer au projet. Une défection qui ne remet pas en cause sa future réalisation. Les explications de David Thiberge, maire de Saint-Jean de Braye.
Comment avez-vous été informé de cette décision d’Hospitalor ?
J’en ai été informé par le Conseil général, l’Agence régionale de santé (ARS) et par l'association Hospitalor. Elle annonçait son intention de renoncer à sa participation au projet de construction d’un nouvel établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à Saint-Jean de Braye. C’est une situation que je regrette sincèrement mais qui ne remet absolument pas en cause le projet de construction d’ une seconde maison de retraite à Saint-Jean de Braye.
Quelles sont les raisons données par Hospitalor ?
Comme de nombreux établissements publics de santé, Hospitalor est en proie à des difficultés financières liées au nouveau mode de tarification à l’activité (T2A). Il tend à réduire de manière drastique les moyens accordés par l’Etat au secteur de la santé. Placée sous administration provisoire, l’association qui gère trois hôpitaux et une quarantaine de maisons de retraite a annoncé par la voix de son président vouloir se recentrer sur l’Alsace-Lorraine, sa région d’origine.
Votre sentiment par rapport à cette décision ?
Du regret. D’autant plus que cette association qui avait été choisie par l’ancienne municipalité est un excellent prestataire dans le domaine de l’hébergement des personnes âgées. Nous avons eu l’occasion de visiter plusieurs de leurs maisons de retraite qui nous avaient convaincu du sérieux et du professionnalisme de l’association. C’est pourquoi, pour ne pas fragiliser le projet, nous avions souhaité continuer avec Hospitalor .
Et maintenant ?
Le projet de maison de retraite et sa localisation dans l’écoquartier du Clos du Hameau n’étant pas remis en cause, celui-ci est désormais entre les mains du Conseil général du Loiret et de l’ARS qui vont enclencher un nouvel « appel à projet ». Cette procédure menée en lien étroit avec la ville de Saint-Jean de Braye permettra de trouver une nouvelle structure susceptible de porter la construction et l’exploitation du futur établissement. Le calendrier initial prévoyait une ouverture de la maison de retraite en 2013. Pour l’heure, je ne peux annoncer une date, mais je ne manquerai pas de tenir les Abraysiens au courant des avancées du dossier.