Processionnaire du pin, la guerre est ouverte

Publié le 20 avril 2009 par Sylvain BRIENT
Processionnaires du pin  © Ville de Saint-Jean de Braye Dès le retour des beaux jours, les processionnaires du pin quittent leurs cocons pour rejoindre la terre ferme.

L'arrivée des beaux jours marque le retour d’un parasite à l’appétit redoutable : la processionnaire du pin. Descendant des arbres en longues files, ces chenilles sont responsables de dégâts importants dans les parcs de la ville et ceux des particuliers.

Face à cette situation, les services municipaux mènent une lutte raisonnée sur plusieurs fronts.

Le premier mode de lutte est la mise en place de pièges dans les pins. Ces pièges permettent de capturer les papillons mâles grâce à la présence à l’intérieur de capsules de phéromones de synthèse qui reproduisent le signal olfactif émis par le papillon femelle. Cette méthode de lutte permet de capturer entre 60 à 80 % des processionnaires adultes sans avoir à utiliser de traitements chimiques sur les sites équipés de pièges.

Piège à phéromones placé dans le parc des Longues-Allées
Piège à phéromones placé dans l'un des pins du parc des Longues-Allées.

Une lutte sur plusieurs fronts

La ville utilise aussi d’autres moyens de lutte contre ce parasite. En l’occurrence, les équipes coupent l’extrémité des branches où se trouve le nid pour ensuite le brûler. Cette méthode demande beaucoup de mesures de protection spécifiques pour éviter le contact avec les poils urticants des chenilles.

Parfois, lorsqu’il y a une pullulation importante, il est nécessaire de réaliser des traitements chimique pour diminuer le niveau de population à un seuil acceptable. La molécule utilisée dans ce cas est le diflubenzuron qui agit par ingestion (larvicide) et contact (ovicide). Il existe aussi une bactérie (bio pesticide) qui donne de très bons résultats sur la processionnaire aux premiers stades larvaires, il s’agit du Bacille de Thuringe (Bacillus thuringiensis).

24 pièges ont été installés sur l’ensemble des espaces verts de la ville (7 sites au total) qui ont permis de capturer 975 adultes mâles sur l’année 2008. Partant du principe où, en moyenne, une femelle pond 190 œufs, ces captures évitent la ponte de 185 250 œufs soit 92 625 adultes non présent en 2009 (moyenne utilisée 50 % œufs éclos) .Ces calculs ne représentent qu’une estimation .

Comme on le constate, il existe des moyens de lutte contre ce parasite. Par contre la mise en place d’une politique efficace en matière de lutte suppose d’avoir une vision globale à l’échelle d’un territoire. De fait, cette problématique ne trouvera de réponse qu’en additionnant les efforts de chacun, à la fois pouvoirs publics et particuliers.

Pour en savoir plus: La processionnaire de A à Z

Auteur: Jean-Pierre Orange, responsable des Espaces Verts de la ville de Saint-Jean de Braye .

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