Rétrospective Jean Zay

Né à Orléans le 6 août 1904, Jean Zay est une figure incontournable de notre pays mais aussi de notre territoire. Homme politique et homme de lettres, il a été ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts de 1936 à 1939 sous le Front populaire. Localement, il demeure un attachement particulier puisque Jean Zay fût Député et Conseiller général sur la circonscription de Saint-Jean de Braye. Emprisonné durant la 2nd guerre mondiale, il a été assassiné par la Milice le 20 juin 1944 dans l’Allier.

En décembre 2023, la Ville lui a dédié une rétrospective menée en partenariat avec le Cercle Jean Zay, le CERCIL, le théâtre Clin d’œil et le PACT. Elle retraçait les grandes périodes de sa vie, ses écrits mais aussi son combat pour instaurer le festival de Cannes. A travers une projection, du théâtre, une conférence et des expositions, le souhait de la Ville était de mettre en avant le parcours exceptionnel de cet homme.

Des visites ont ainsi été proposées aux scolaires abraysiens afin de faire perdurer son histoire.

Retrouvez le Discours de Vanessa Slimani à l’occasion de la rétrospective Jean Zay

Retour sur…Jean Zay, un homme d’action

En 1932, à 27 ans, Jean Zay est élu député radical de la première circonscription du Loiret, comprenant Saint-Jean de Braye. A la suite d’une campagne très active, il réalise localement l’union des gauches. Lors de cette première campagne politique, il fait déjà l’objet de violentes attaques antisémites dans la presse d’extrême-droite, en particulier dans le Journal du Loiret.

Jean Zay s’affirme à la Chambre comme un député actif et un orateur de premier plan. Il est réélu en 1936 et devient Conseiller général du canton d’Orléans nord-est, à partir de mars 1937. Ambassadeur de sa circonscription, il travaille en étroite collaboration avec les maires, les associations et les syndicats.

Le 4 juin 1936, Léon Blum, nouveau président du Conseil, le nomme ministre de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts, fonction qu’il exerce jusqu’en septembre 1939. A 31 ans, il est le plus jeune ministre de toute la 3e République. Il s’entoure d’une équipe de gauche, jeune et souvent en lien avec ses racines orléanaises.

Le ministère Jean Zay va être décisif dans l’histoire des politiques éducatives et culturelles en créant l’USEP et en rendant le sport obligatoire dans les écoles une fois par semaine.

Ce fut l’une des grandes innovations de son projet, car, à cette époque, aucune infrastructure n’existait et l’activité sportive restait à l’usage exclusif de l’armée.

Outre l’introduction du sport à l’école, Jean Zay a été véritablement un précurseur en termes d’apprentissage. Il est à l’origine des cantines scolaires, de l’éducation aux sciences et aux Beaux-Arts mais aussi des sorties et classes de découverte. Une petite révolution à une époque où l’enseignement restait strictement cantonné à la classe d’école.

L’héritage de Jean Zay perdure.

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